r e v i e w s .
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Ultraphallus - Lungville @ COREandCO
Né d'un projet d'improvisation dark/ambiant nommé EVE AND THE SICKNESS, le groupe ULTRAPHALLUS voit le jour réellement en 2004 avec une première démo nommée "U.1". 2 ans plus tard, voici leur premier album, "Lungville", totalement autoproduit mais distribué par CONSPIRACY Records.
Bon, première écoute : les Belges sont loins de faire dans la dentelle ; en effet cet album regorge de passages sombres et glauques, tout ça grâce à un sludge/doom bien foutu, disposant de passages noise lourds et intenses qui donnent une impression de mal-être qui s'avère finalement assez jouissive (je sais, ça parait contradictoire). Enregistré par John ROO (déjà responsable de HOLLYWOOD PORN STARS), le son est bon, lourd, pas grand chose à redire là-dessus. Sinon, la pochette est sympa, mais j'avoue avoir eu un bon sourire lors de l'ouverture du livret du CD, mais pour ne pas vous gâcher la surprise je vous laisse le découvrir ; un artwork superbe en tout cas (hum).
Revenons à la musique donc, je vous disais que l'album regorgeait de passages noise lourds, sur "Antibody" par exemple et son riff de couplet bien sympa, tandis que "I and the surrender me" (qui part après l'interlude "She...Disguised as the worst") démarre avec un ryhtme "ultralent", ce ryhtme restera le même durant toute la chanson d'ailleurs, et montre que le doom est bien apprécié par le combo. Mais le titre suivant ("The grin"), qui repart dans un style plus noise, permet à cet album d'être assez diversifié, et même si l'on est loin d'un ryhtme punk, la variation des plans batterie est une valeur ajoutée loin d'être négligeable.
Je concluerais donc simplement en vous disant que "Lungville" est un disque intéressant, mélangeant sludge, doom et noise de la meilleure des façons (à noter le dernier titre "Hands for the bull ivy" qui en est le meilleur exemple), en empêchant tout sentiment de monotonie qui est souvent le cas dans d'autres productions de ce registre.
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Ultraphallus - Lungville @ Eklektik
Et merde ça y est… Les belges ont perdu leur flegme que j’affectionne tant ! Ultraphallus sonne le glas ! Liège vient de sombrer sous les bombes de la connerie humaine et Ultraphallus orchestre les derniers instants. Enfin ça fait déjà un moment que la descente aux enfers s’étiole. L’enregistrement date de fin 2005 et je n’en avais encore jamais entendu parler avant cette fin d’année 2006. Bullshit ! Ces lascars n’auront pas perdu de temps pourtant, pour répandre leur théorie viscérale sur la contamination masculine (en anglais dans le texte, m’en demandez pas plus, faudra les taquiner pour en avoir le cœur net sur leur litanie). Formé en 2004, une demo à suivre, puis ce Lungville et des tournées avec entre autres Vandal x, Amen Ra, Le Singe Blanc, Suma, Kylesa, Blutch. Sont animés par la rage ceux-là pas de doute à ce sujet. Un certain désespoir aussi… Mais c’est toujours de la rage!
Alors les apaches vous lancez cet opus, vous montez le son bien au-delà des limites du raisonnable (faites pas chier avec votre raison) et vous vous laissez sombrer au cœur de ce rock noise abyssale. Larvée au cœur du sludge, laminée par ces lames de plomb en fusion, une bile fiévreuse coule dans les veines de ces compositions, de cette voix nasillarde, déclamant ses textes comme on cracherait un ulcère, hurlant parfois à l’infini, sombrant dans les méandres de ces compositions à tiroirs. Les morceaux s’enchaînant dans un flot continu, s’entrelacent, pour finalement ne plus former qu’une seule et même entité, un monstre magnifique et infect de cynisme. Structures complexes pour mieux vous perdre au-delà de cet univers glauque, disto de rigueur sur la basse, son de guitare compressé, riffs alambiqués, rythmes pachydermiques, samples psychédéliques ou déglingués, seule la production de John Roo et ce son chirurgical nous maintient encore sur cette terre. Un son un rien plus poisseux n’aurait pas été de refus même s’il faut bien reconnaître le caractère de cette production donnant à cet album le tranchant d’une lame de rasoir - relativement rare dans le style, plus à même de nous assommer histoire de nous faire gober certaines pilules parfois bien indigestes. Ici rien de tout cela. Pas de monolithisme de bon aloi aussi prévisible que chiant. Des coups de latte dans la gueule, des riffs plombés et rampants certes. Mais les compositions s’enchaînent, mettent en scène le chaos, font défiler les images d’une pellicule de cinoche surréaliste où la douleur est maîtresse et le cri bien futile. « Un chien andalou » ou bien encore « L’age d’or » de Bunuel, autant de turgescences libidinales et de doigts d’honneur tenus bien haut à la face des fascistes, voilà bien le genre d’images sur lesquelles Lungville pourrait laisser courir sa musique sombre et rageuse.
Alors j’entends déjà certains aficionados des Melvins tenter l’expérience et revenir crier au rip off… qu’ils aillent se faire foutre ! Ultraphallus manie peut-être les mêmes armes, mais possède cette noirceur et cette qualité de composition qui en font bien plus qu’un outsider. Ca sent la nausée suffocante et inflexible, lcomme ces rythmes qui vous écrasent. Les vertus sont déflorées, la colère jaillit, la basse cogne, ça pue la sueur et le foutre. Le flash. La p’tite mort te libère. Dommage tu es contaminé.
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Ultraphallus - Lungville @ Foutraque
De Liège, en Belgique, nous arrive ce groupe... plutôt puissant comme son nom semble l'indiquer (excusez au passage le côté douteux de mon humour...). Mais de puissance, il n'est ici pas uniquement question.
En effet, les Belges ajoutent à cette force de frappe divers ingrédients extrêmement bien imbriqués, de même que certaines plages plus "détendues", pour au final nous offrir un album probant, varié dans les styles abordés et dans les humeurs affichées.
On pense à des monstres comme Treponem Pal ou encore Kill the Thrill à l'écoute par exemple de The electric something, premier morceau plutôt indus, en tout cas très accrocheur. Suit un titre lourd, hargneux, entre post-hardcore et climats indus, Antibody, captivant de par son côté massif, puis Lungville qui aurait parfaitement figuré sur Excess and oberdrive de Treponem Pal.
Joli intermède ensuite avec un morceau magnifique, apaisé, qui repose sur quelques notes enchanteresses, et permet une petite pause avant de relancer la machine de plus belle sur She...disguised as the worst, porté par le groove de cette basse caverneuse que complètent parfaitement ces guitares plombées et cette voix criée, le morceau ayant le bon goût de se terminer sur une partie plus calme et qui tranche avec le reste: bien vu !
The grin perpétue cette ambiance pesante et hyper prenante, de même que City is mine et The octopus song, l'album s'achevant sur une chanson de près de 12 minutes, Hands for the bull ivy, comme si Ultraphallus avait voulu montrer son savoir-faire sur une durée plus conséquente; si c'est le cas, c'est parfaitement réussi tant ce morceau s'avère délicieusement lourd, varié dans les climats imposés, et résume à lui seul ce que le groupe sait faire.
Pour conclure, un album exigeant certes, mais Ultraphallus se montre assez imaginatif et applique une formule assez efficace pour qu'on se prenne au jeu sur la totalité de ce disque. Super album, à "expérimenter" sans tarder.
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Ultraphallus - Lungville @ Next Clues
Je ne sais pas si c'est l'intro sombre et menaçante de ce Lungville ou le nom du groupe qui m'ont immédiatement mis sur la piste d'Oxbow et de son chanteur/violeur Eugene Robinson. Sûrement un peu des deux. Le lent et lourd métal qui suit, ce serait facile de le mettre dans la catégorie des groupes qui ont bien digéré les premiers Melvins, mais largement insuffisant, car ultraphallus va bien au-dela de la simple imitation, racontant des histoires deglinguées et inspirées par une obscure théorie de contamination masculine (hè?). L'ensemble de l'album est tout aussi noir et malsain, chargé de violence et interprété gros chibre en main, pour vous déboucher un peu plus que vos oreilles sales. Le bon point revient au chanteur, dont la voix légèrement en retrait dans le mix est possédée et originale, bien au-dessus de ce que font la plupart des crieurs de nos groupes modernes, et ce malgré un anglais souvent limite.
U. vient de Liège et je n'avais pas entendu un groupe belge aussi convaincant depuis Quetzal. C'est leur deuxieme disque autoproduit et ils sont à la recherche d'un label, de dates de concerts... The usual shit.
Voici leur site pour en savoir un peu plus. Ce disque est beaucoup plus qu'encourageant, j'espère en entendre plus et très vite.
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Ultraphallus - Lungville @ Rocklab
Già che questi belgi si chiamano Ultraphallus prende benissimo, poi quando infili 'Lungville' nello stereo e ti esce fuori un gran bel noise rock, con una produzione tagliente, groove al punto giusto tanto da sembrare una versione più tirata e più metallica (nel vero senso della parola) dei Melvins, prende ancora più a bene. Noise rock sì, con le ovvie scorribande in territori stoner e sludge, insomma i nomi/numi tutelari non ve li sto a elencare tutti che la tradizione è quella là, se vi piace questa roba bene, sennò è proprio inutile leggere questa recensione, ce ne sono tante altre in archivio. Però poi quando andate ai concerti non osate fare le cornine perchè le cornine sono metal e sono malvagità, e le potete fare solo se i dischi come questo vi restano fissi in macchina almeno per un paio di settimane mettendovi di buon umore.
Cosa abbiamo, con un'analisi un tantino più accurata? Vediamo, un'intro dilatata, spiritata e ossessiva poi bum: “Antibody” e “Lungville”, continui alternarsi di groove magmatico e rallentamenti schiacciasassi, scream acido e svociato, preziosi accenni di elettronica, poi un paio di minuti d’aria, con l’intermezzo sussurrato di “She-Disguised as the Worst”, e di nuovo giù di zolfo fuso, tra i momenti sfacciatamente doom di “I and Surrender Me” o le ritmiche più serrate di “The Octopus Song” o “The Grin”, per poi riassumere il tutto negli undici minuti della suite conclusiva. Della quale forse si poteva fare a meno, dato che questi ragazzotti in tenuta clericale riescono decisamente meglio sulla corta distanza, sfiorando la perfezione nella prima metà del disco. Non è innovativo, e allora? Se c’è qualcuno che baratterebbe anche solo un decimo dell’energia e del tiro di questo disco per – non so – degli inserti glitch-idm o acid-folk lo prego di chiamarmi a casa che gli consiglio una terapia d’urto. Nel giro è tra le migliori uscite recenti, di sicuro tra le meno chiacchierate, ma chevvelodicoaffà.
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Ultraphallus - Lungville @ BloodChamber
Es gibt Alben, die haben Längen. Dieses Album ist eine einzige Länge! Sicherlich ist das bei Doom Metal nichts Verwunderliches, lebt der Sound doch häufig von monotonen, ewig gleichen Rhythmen oder sonoren Brummereien. Jedoch liegt die Kunst eben genau darin, dem Hörer möglichst viele Nerven zu zerfetzen und ihn dadurch in die seelenzermarternde Musik seiner Träume einzuführen. ULTRAPHALLUS stammen aus Belgien und sind so zähfließend wie das vollgerotzte Taschentuch eines Nasenbären.
Auf über vierzig Minuten verteilen sich hier dezente Noisecore-Einflüsse mit einer Menge Doom und etwas Wüstenrock. Das Album namens „Lungville“ besticht des weiteren durch eine fehlende Tracklist und drei weiße, fröhlich über eine Wiese trabende Pferde im Inlay! Mehr nicht!
Musikalisch wabert das Ganze recht simpel durch die Boxen (Song 7 ist tatsächlich ganz ordentlich). Die meiste Zeit über herrscht instrumentales Können wahrscheinlich weil der Gesang furchtbar uninteressant klingt. Kraftlos und nicht ansatzweise flehend, traurig, melancholisch, furcherregend oder sonst wie berührend schreit und hustet sich der Gute die Füllungen aus dem Zahnfleisch, ohne dabei sein Muster zu variieren. Da auch das musikalische Handwerk so inspirierend wie ein nackter Pferdearsch daherkommt, muss man sich ernsthaft Gedanken über den Sinn dieses Albums, dieser Band und sogar dieses Reviews machen.
Abschließend sollte vielleicht festgehalten werden, dass NEUROSIS als ungefähre Richtline gelten könnte, aber ich möchte niemanden beleidigen. Wichtig wäre es noch zu erwähnen, dass die Pferde von links nach rechts laufen, über ein gut gepflegtes Fell verfügen und jeder halbnackten Uschi für billige Fantasyfilme als Streitross dienen könnten. Nach exakt 43 Minuten und 17 Sekunden endet dieses Album und somit auch dieses Review. Sehen wir das Positive: wenigstens wurde niemand verletzt!
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Ultraphallus - Lungville @ Desert-Rock
Ultraphallus, c'est avant tout un quatuor liégeois (Belgique) qui évolue dans les eaux troubles du sludge. La première référence qui peut surgir à leur écoute est surtout à rechercher du côté des Melvins. Mais ils serait beaucoup trop simpliste et réducteur de résumer ce groupe à une telle comparaison avec les givrés d'Outre-Atlantique.
A dire vrai, la première référence qui m'est venue à l'esprit à l'écoute de leur musique est d'ordre littéraire: le sublimissime et douloureux Voyage au Bout de la Nuit de Céline. Les 4 mecs revendiquent la noirceur de l'âme humaine et son exploration. Et bien une telle expédition est franchement réussie. C'est moite comme un mauvais trip en terres africaines pendant la période coloniale. C'est effrayant et glacé comme une matinée d'hiver dans les tranchées de la Somme juste avant de servir de chair à canon lors de l'assaut final. On retrouve aussi ce genre de road movie terrifiant et ces ambiances glauques dans Apocalypse Now de Coppola pour le 7e art, qui s'inspira d'ailleurs du Coeur des Ténèbres de Joseph Conrad.
Mais trêve de littérature et de cinéma. Ici, il s'agit bien de musique. La guitare est lourde et compressée à souhaits avec une basse qui n'hésite pas à pousser la disto dans des structures complexes et des riffs non conventionnels. Ne comptez pas sur la voix pour vous rassurer dans cet univers de noirceur! Seule la batterie rythme le tout d'une frappe limpide et assurée, tel un télégraphe savamment maîtrisé après des années de pratique.
Ce premier album intitulé Lungville fait suite à la démo U1 sortie en novembre 2004. La première plage est un crescendo chaotique où le seul point de repaire est le tempo rigide du charleston. Une voix inquiétante point doucement à travers le spectre sonore pour aboutir en un cri long et douloureux. La 2e plage nous rassure par sa première apparence de rectitude mais c'est pour mieux tromper l'auditeur. Il faut peu de temps aux musiciens pour dévier dans des mid-tempos tortueux aux riffs à rallonge. L'approche rythmique de la 6ème plage me laisse pantois tant cela semble chaotique mais ô combien structuré et magnifiquement interprété. Je vous laisse le soin de découvrir cette perle sans donner une description de chaque plage.
Côté design, on distingue une pointe d'ironie (ou de lucidité) avec ce style façon Belle Epoque, qui fut d'ailleurs le prélude à 2 cataclysmes planétaires entrecoupés d'une période d'instabilité notoire et de profonde dépression. Une manière bien appropriée pour annoncer la tempête...
Décidément, Ultraphallus est un groupe qui connaît très bien son sujet et digresse volontiers tant avec ses instruments qu'avec les images sombres de la vie qu'il véhicule avec brio et sincérité. A suivre sans le moindre doute.
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